Le 18 mai j'ai couru ma 4ème course de trail à La Réunion : la course du Géranium.
Le 18 mai c'est aussi l'anniversaire d'Aurore, cela tombait un peu mal. Le samedi soir nous avons fait la fête avec des amis de Saint-Denis et de Salazie, c'était aussi l'anniversaire de l'un d'entre deux le lundi précédent. Après une soirée buffet-karakoé, nous sommes rentrés nous coucher à 1h du matin...
Nous avons dormi à la chambre d'hôte Kia Ora à Saint-Paul où nous étions arrivés en fin de matinée. Nous avions passé l'après-midi à Saint-Paul et profité de la piscine de Kia Ora Angélique et moi. C'était un choix tactique, la course partant de Saint-Paul.
Cependant je n'ai dormi que 3h. Je me suis levé à 4h pour respecter un délai de 3h entre le petit-déjeuner et le départ de la course. Je n'ai donc dormi que 3h, ce n'est pas idéal.
Je suis parti à pied pour laisser la voiture à Aurore. 45 minutes de marche dans le calme du dimanche matin à 5h m'ont amené au stade de Savannah où là l'agitation commençait en vue du départ à 7h30. Un peu plus tard j'ai vu arriver Raymond Fontaine, son acolyte ("dalon" en créole) et mon voisin Alexandre et aussi l'équipe du club de Petite-Ile venue en autocar. L'an dernier Raymond Fontaine avait gagné, battu le record, était devenu le champion régional de course de montagne et avait en plus emmené trois autres Petit-Ilois rafler les trois places suivantes. Cette année il ne courait pas pour blessure.
Le départ fut surprenant : à l'heure mais alors que les deux tiers des coureurs étaient par-ci par-là étalés sur quelques centaines de mètres devant la ligne de départ officiel. Je suis parti à mon rythme et après 2km de route la montée a commencé. Il faut préciser que c'est un parcours qui ne descend jamais... 15,4km et 1300m de montée. Tout juste les deux premiers kilomètres sur route à plat et après 10km un chemin bitumé qui serpente à peu près horizontalement sur 2km lui aussi. Le reste en pente, parfois supérieure à 15%.
Quand je suis arrivé à la montée, c'était impressionnant. Tout le monde autour de moi s'est arrêté de courir. Moi j'étais entraîné pour ça et j'ai continué à courir, plus lentement mais sûrement. J'ai couru quasiment sans interruption pendant une heure jusqu'à un raidillon correspondant à une aire d'envol de parapentes, et pour cause, le site de Bellemène.
Juste avant le raidillon je n'ai pas résisté à l'envie de prendre une photo du superbe paysage de la baie de Saint-Paul et des fourmis qui me suivaient. Nous étions partis de tout en bas.
Ensuite, j'ai réussi encore de temps en temps à relancer l'allure et puis j'ai quand même couru sur le chemin bitumé. Mais la fin fut difficile et à l'entrée de la forêt de cryptomérias pour les dernier 700m j'ai senti des crampes venir alors j'ai fait attention et elles ne se sont pas déclenchées.
J'ai terminé en 2h05 là où j'espérais finir en moins de 2h (à cause des 3h de sommeil peut-être). Mais c'est quand même satisfaisant. Je termine 341ème sur 788 à l'arrivée soit dans les premiers 44%. Dans ma catégorie vétérans hommes 2 (49 à 60 ans) je suis 31ème sur 101 arrivés (le premier en 1h39, le dernier en 3h24). Et si je me compare aux deux catégories vétérans 1 et 2 soit 39 à 60 ans, puisque je suis juste au milieu, cela me classe 133ème sur 329 arrivés (le premier en 1h20, le dernier en 3h55) soit dans les 40%.
Nos amis de Saint-Denis ont rejoint Aurore et les filles tôt le matin et tous devaient rejoindre l'arrivée pour m'accueillir. Mais entre embouteillages, plein d'essence, erreur de parcours et stationnement difficile, à 20 minutes à pied du point d'arrivée, ils m'ont rejoint 20 minutes après mon arrivée. Quand elle m'a vu, Angélique a fondu en larmes la pauvre petite, elle voulait m'applaudir à mon arrivée.
Nous sommes ensuite montés à mi-chemin du Maïdo et nous avons pique-niqué au bord du chemin avant de nous quitter pour reprendre la route, les uns vers le Nord, les autres vers le Sud.
Affichage des articles dont le libellé est course. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est course. Afficher tous les articles
dimanche 18 mai 2014
La course du Géranium
Pays/territoire :
Savannah, Réunion
dimanche 13 avril 2014
Week-end choc à Cilaos
Je suis allé tout le week-end à Cilaos pour participer à un stage de trail organisé par Raymond Fontaine et Master's Running 974.
Le thème de ce stage était le "week-end choc". Un week-end choc est un week-end où on concentre plusieurs entraînements sportifs à faible intensité (en ne courant pas trop vite) mais beaucoup de volume (donc de temps).
Nous étions donc un groupe de 15 personnes dans un gîte à Cilaos. Comme nous n'étions pas encore monté au cirque de Cilaos, c'était l'occasion pour moi de le découvrir.
Arrivés le vendredi soir, nous avons fait un footing tôt et à jeun le samedi matin, puis un entraînement de vitesse ascensionnelle après le petit-déjeuner, une discussion sur les week-end choc après le déjeuner, un footing et des abdominaux puis un bain à remous aux Thermes de Cilaos.
Le lendemain matin nous nous sommes levés vers 4h et à 5h30 nous étions à pied d'oeuvre au parking du Bloc pour l'ascension du Piton des Neiges par le GR1. A cette heure c'est encore la nuit aussi c'est à la lampe frontale que nous avons commencé l'ascension. Il s'agit d'un entraînement d'intensité faible donc nous progressions en marche rapide et pas en courant.
D'autres sont arrivés ensuite. Je suis redescendu seul : deux heures de descente, où il a fallu négocier le doublement de nombreux randonneurs que j'avais croisé entre le gîte et le sommet. Les randonneurs viennent la veille et dorment au gîte, puis ils font l'ascension du sommet très tôt et redescendent à Cilaos.
Malheureusement, la fatigue s'est faite sentir pendant la dernière demi-heure (après 4h30 de rando-course tout de même) et quand je suis arrivé au parking du Bloc, alors qu'il me restait 10m à faire sous les cryptomerias, je me suis retourné pour voir qui arrivait en déboulant : c'était mes camarades de stage qui arrivaient en courant. Aiguillonné par leur arrivée, le corps vrillé pour surveiller derrière moi leur arrivée, j'ai glissé sur le terrain humide et jonché de racines et je me suis fait une entorse... Juste à la fin d'une sortie de 5 heures, 15km de distance et 1650m de dénivelé positif et autant de négatif. Trop bête.
Le thème de ce stage était le "week-end choc". Un week-end choc est un week-end où on concentre plusieurs entraînements sportifs à faible intensité (en ne courant pas trop vite) mais beaucoup de volume (donc de temps).
Nous étions donc un groupe de 15 personnes dans un gîte à Cilaos. Comme nous n'étions pas encore monté au cirque de Cilaos, c'était l'occasion pour moi de le découvrir.
![]() |
| Le cirque et la ville de Cilaos vus du passage du GR1 vers la Caverne Dufour |
Le lendemain matin nous nous sommes levés vers 4h et à 5h30 nous étions à pied d'oeuvre au parking du Bloc pour l'ascension du Piton des Neiges par le GR1. A cette heure c'est encore la nuit aussi c'est à la lampe frontale que nous avons commencé l'ascension. Il s'agit d'un entraînement d'intensité faible donc nous progressions en marche rapide et pas en courant.
Je suis arrivé au gîte de la Caverne Dufour avec deux camarades en deux heures puis je les ai distancés lentement mais sûrement car je voulais absolument atteindre le sommet.
Le coach nous avait donné trois heures pour cela. C'est exactement le temps que j'ai mis pour cette ascension de 1650m. Raymond est arrivé ensuite, car il avait laissé au gîte les plus lents du groupe. Son record lors du cross du Piton des Neiges pour ce parcours : environ 1h20. Sans commentaires, il court tout le temps quelle que soit la pente...
![]() |
| Au sommet du Piton des Neiges avec Raymond Fontaine |
Malheureusement, la fatigue s'est faite sentir pendant la dernière demi-heure (après 4h30 de rando-course tout de même) et quand je suis arrivé au parking du Bloc, alors qu'il me restait 10m à faire sous les cryptomerias, je me suis retourné pour voir qui arrivait en déboulant : c'était mes camarades de stage qui arrivaient en courant. Aiguillonné par leur arrivée, le corps vrillé pour surveiller derrière moi leur arrivée, j'ai glissé sur le terrain humide et jonché de racines et je me suis fait une entorse... Juste à la fin d'une sortie de 5 heures, 15km de distance et 1650m de dénivelé positif et autant de négatif. Trop bête.
Libellés :
course,
découverte,
loisirs,
paysages,
sport
Pays/territoire :
Cilaos, Réunion
dimanche 27 octobre 2013
Premier tr'ail : ma course de l'ail
Nous étions environ 370 coureurs à nous élancer vers 7h du matin sur le
parking de la plage de Grande Anse. J'étais seul entouré d'inconnus
depuis mon arrivée au point de rassemblement puis dans la navette et sur
l'aire de départ. J'ai reconnu Pascal Blanc qui avait fini 3ème du
Grand Raid une semaine plus tôt (il courra en fait avec son fils en
guise de récupération, me dira ce dernier à l'arrivée). Juste
au moment du départ, dans le paquet des coureurs prêts à s'élancer, je
me suis retrouvé à côté d'un voisin que je rencontre à la sortie de
l'école et aussi à côté de mon facteur. C'est cela une course locale ! Il y
avait aussi le maître d'école de ma fille comme je l'ai su après par elle mais je ne l'ai pas vu lui.
Voilà la photo du super-héros qui a réussi à finir sa première course de montagne, la course de l'ail de Petite-Ile.
Je porte le tee-shirt offert 8 jours plus tôt par nos amis de Saint-Denis pour mon anniversaire, avec beaucoup d'à-propos car c'était le week-end du Grand Raid de La Réunion.
En fait, pas si super-héros que cela. Sur la photo à gauche qui précède celle ci-dessus de quelques secondes, on pourra voir que ma foulée n'est pas très légère, pas très aérienne (les deux pieds sont au niveau du sol !). On peut même dire que je me traînais. En effet la photo est prise après 1h35 et 11,5 km de course, à l'arrivée à Manapany-les-Hauts c'est-à-dire à côté de chez nous, à 600m d'altitude (nous sommes partis du niveau de la mer). C'est là que m'attendait ma famille bien sûr. Mais pour moi et ceux qui couraient à mon allure, nous étions devenus marcheurs depuis un moment, après avoir dépassé l'église de Petite-Ile. J'avais moi-même tenu en courant jusqu'au moment où nous quittions la route Joseph Lacarre pour prendre le chemin qui descend dans la ravine de Petite-Ile, soit environ 9km et 1h04, altitude 380m, quand beaucoup autour de moi marchaient depuis 400 ou 500m. Mais à l'arrivée au rendez-vous avec mes chéries, je me suis remis à courir autant que possible, pour forcer leur admiration ou pour les rassurer, qui sait.
La suite de la montée a été difficile pour moi. Par contre sur le chemin dans les sous-bois j'ai vu deux femmes me dépasser tout en bavardant comme si elles prenaient le thé ensemble ! J'étais vert (et ce n'était pas par militantisme écologiste). Je suis arrivé au sommet en 2h, après environ 1000m de dénivelé positif cumulé, pour un ravitaillement fort attendu. J'ai pris cinq minutes et je suis parti dans la descente à toute allure, laissant tout le monde sauf une femme derrière moi. Peut-être trop vite. La fin du parcours après cette descente était presque horizontale comparée à ce qui avait précédé, mises à part deux ravines assez difficiles. Mais bientôt je n'avais plus de jambes et j'ai dû me remettre à marcher jusqu'à l'arrivée en centre ville où m'attendait la famille.
Le premier coureur a fini en 1h25, 4'30" avant le second mais ce vainqueur n'est pas n'importe qui : c'est Raymond Fontaine,
un voisin mais surtout le grand champion de Petite-Ile, 8 fois champion
de France de course de montagne et champion de France cette année de
kilomètre vertical ! Membre du club de Petite-Ile (le COSPI) il était également co-organisateur de la course qu'il a gagné ! D'où un article amusé du Journal de l'Ile de la Réunion (voir la dernière phrase). Voir aussi l'article d'après course.
Il est très sympathique et nous nous voyons presque tous les jours à la sortie de l'école pour récupérer nos filles qui sont dans la même classe.
C'est Freddy Thevenin, 2ème du Grand Raid et 1er réunionnais, entraîné par Pascal Blanc, qui lui a remis la coupe.
J'ai terminé 295ème sur 370 en 2h51. J'avais deux objectifs : terminer et en moins de 3h. Ils ont tous deux été atteints, j'étais donc très satisfait. La dernière coureuse est arrivée après 3h58, le dernier homme après 3h31, mon résultat n'est donc pas mauvais. Pascal Blanc terminera 113ème en 2h15 avec son fils 112ème. Le maître d'école terminera 47ème en 1h57, il fait de la course à pied depuis longtemps. L'autre voisin que je vois à la sortie de l'école devra abandonner au sommet pour cause de crampes.
J'ai gagné un tee-shirt de "finisher" sur lequel est écrit "ail crossed the line" (sic) et aussi, une magnifique botte d'ail !
P.S. : un 3ème voisin avec qui Raymond le 2ème voisin se retrouvent toujours devant l'école m'expliquera plus tard que de son côté il prépare le Grand Raid pour 2015 avec un programme de courses d'ici là. Décidément, tout le monde court ici.
Voilà la photo du super-héros qui a réussi à finir sa première course de montagne, la course de l'ail de Petite-Ile.
Je porte le tee-shirt offert 8 jours plus tôt par nos amis de Saint-Denis pour mon anniversaire, avec beaucoup d'à-propos car c'était le week-end du Grand Raid de La Réunion.
En fait, pas si super-héros que cela. Sur la photo à gauche qui précède celle ci-dessus de quelques secondes, on pourra voir que ma foulée n'est pas très légère, pas très aérienne (les deux pieds sont au niveau du sol !). On peut même dire que je me traînais. En effet la photo est prise après 1h35 et 11,5 km de course, à l'arrivée à Manapany-les-Hauts c'est-à-dire à côté de chez nous, à 600m d'altitude (nous sommes partis du niveau de la mer). C'est là que m'attendait ma famille bien sûr. Mais pour moi et ceux qui couraient à mon allure, nous étions devenus marcheurs depuis un moment, après avoir dépassé l'église de Petite-Ile. J'avais moi-même tenu en courant jusqu'au moment où nous quittions la route Joseph Lacarre pour prendre le chemin qui descend dans la ravine de Petite-Ile, soit environ 9km et 1h04, altitude 380m, quand beaucoup autour de moi marchaient depuis 400 ou 500m. Mais à l'arrivée au rendez-vous avec mes chéries, je me suis remis à courir autant que possible, pour forcer leur admiration ou pour les rassurer, qui sait.
La suite de la montée a été difficile pour moi. Par contre sur le chemin dans les sous-bois j'ai vu deux femmes me dépasser tout en bavardant comme si elles prenaient le thé ensemble ! J'étais vert (et ce n'était pas par militantisme écologiste). Je suis arrivé au sommet en 2h, après environ 1000m de dénivelé positif cumulé, pour un ravitaillement fort attendu. J'ai pris cinq minutes et je suis parti dans la descente à toute allure, laissant tout le monde sauf une femme derrière moi. Peut-être trop vite. La fin du parcours après cette descente était presque horizontale comparée à ce qui avait précédé, mises à part deux ravines assez difficiles. Mais bientôt je n'avais plus de jambes et j'ai dû me remettre à marcher jusqu'à l'arrivée en centre ville où m'attendait la famille.
| Raymond Fontaine 2ème en partant de la gauche |
Il est très sympathique et nous nous voyons presque tous les jours à la sortie de l'école pour récupérer nos filles qui sont dans la même classe.
C'est Freddy Thevenin, 2ème du Grand Raid et 1er réunionnais, entraîné par Pascal Blanc, qui lui a remis la coupe.
J'ai terminé 295ème sur 370 en 2h51. J'avais deux objectifs : terminer et en moins de 3h. Ils ont tous deux été atteints, j'étais donc très satisfait. La dernière coureuse est arrivée après 3h58, le dernier homme après 3h31, mon résultat n'est donc pas mauvais. Pascal Blanc terminera 113ème en 2h15 avec son fils 112ème. Le maître d'école terminera 47ème en 1h57, il fait de la course à pied depuis longtemps. L'autre voisin que je vois à la sortie de l'école devra abandonner au sommet pour cause de crampes.
J'ai gagné un tee-shirt de "finisher" sur lequel est écrit "ail crossed the line" (sic) et aussi, une magnifique botte d'ail !
P.S. : un 3ème voisin avec qui Raymond le 2ème voisin se retrouvent toujours devant l'école m'expliquera plus tard que de son côté il prépare le Grand Raid pour 2015 avec un programme de courses d'ici là. Décidément, tout le monde court ici.
Pays/territoire :
Petite Île, Réunion
mercredi 9 octobre 2013
Ail ail ail la rando course des Margosiers
J'ai repris mon entraînement à la course à pied fin août afin de préparer la course de l'ail qui se déroulera à Petite-Île même le 27 octobre soit dans un peu plus de deux semaines. Il s'agit d'un trail (course à pied sur terrain naturel) "court" de 20 km de distance et de 1100m de dénivelé positif, de la plage de Grande Anse jusqu'au Domaine du Relais, du nom du relais hertzien juste au-dessus de chez nous, à 785m d'altitude... Selon la Fédération Française d'Athlétisme, il faut même l'appeler une course nature et pas un trail court car elle fait moins de 21 km. Enfin pas beaucoup moins...
Certains se diront que c'est une folie. Je n'étais moi-même pas loin de le penser au début. D'autres, familiers de cette discipline, se diront que c'est léger. Rendez-vous compte : dans une semaine aura lieu le mythique Grand Raid de la Réunion, la Diagonale des Fous : 164 km et 9900m de dénivelé positif ! Sans doute la course la plus dure de sa catégorie voire de toutes. Le champion mondial de cette discipline, le coureur des cimes, l'Espagnol Kilian Jornet vainqueur des éditions 2010 et 2012 viendra défendre son titre.
Ici à la Réunion la marche et la course nature sont comme un héritage culturel. Le relief de l'île, la présence des cirques, en particulier Mafate, habité mais inaccessible par quelque route que ce soit, la nature magnifique, le volcan et ses éruptions dont on s'approche par curiosité malgré le danger, les esclaves "marrons" s'échappant pour se cacher dans les endroits les plus reculés, font que la marche et même la course dans la nature sont ancrées dans la culture (comme quoi nature et culture peuvent faire bon ménage).
Je me contenterai de la course de l'ail. Je m'entraîne donc depuis fin août, à raison de trois séances par semaine. La semaine dernière j'ai couru un total de 26 km en 3h15.
Aujourd'hui j'ai fait une rando-course sur la Boucle des Margosiers, un circuit de randonnée qui part du village de Plaine des Grègues où se trouve la fameuse Maison du Curcuma, au nord de Saint-Joseph, à 15min de chez nous. D'après www.randopitons.re c'est une randonnée de 4 à 5 heures. Je l'ai faite en 2h35 puisque j'ai couru dès que je pouvais, c'est-à-dire en dehors de montées en escalier. Au début c'est le même parcours que la boucle du curcuma que nous avons faite en septembre. J'ai utilisé une app de suivi de parcours sur mon téléphone équipé d'un GPS et vous pouvez voir le parcours capturé sur internet avec toutes les photos. D'après le GPS la boucle faisait 14,4 km avec un dénivelé positif de 1420m. Parfois le GPS exagère les dénivelés, ainsi il me trouve 440 m de dénivelé positif quand je cours 24 fois autour du stade régional d'athlétisme, rigoureusement plat. Mais dans le cas d'aujourd'hui la courbe ne présente pas d'accidents douteux.
J'ai démarré à 7h30. Le calme sur le circuit était impressionnant. Je n'ai rencontré personne sauf un vieil ouvrier qui taillait au sabre des rondins de bois pour entretenir les marches sur le circuit. Il doit y avoir des centaines de ces marches et en voici un aperçu en photo.
Une grande partie de la randonnée se passe en sous-bois mais on longe la rivière des remparts de Saint-Joseph et parfois la vue est totalement dégagée et dévoile un paysage splendide.
Un dernier regard en arrière sur les montagnes que j'ai parcouru ce matin avant de quitter les lieux :
Certains se diront que c'est une folie. Je n'étais moi-même pas loin de le penser au début. D'autres, familiers de cette discipline, se diront que c'est léger. Rendez-vous compte : dans une semaine aura lieu le mythique Grand Raid de la Réunion, la Diagonale des Fous : 164 km et 9900m de dénivelé positif ! Sans doute la course la plus dure de sa catégorie voire de toutes. Le champion mondial de cette discipline, le coureur des cimes, l'Espagnol Kilian Jornet vainqueur des éditions 2010 et 2012 viendra défendre son titre.
Ici à la Réunion la marche et la course nature sont comme un héritage culturel. Le relief de l'île, la présence des cirques, en particulier Mafate, habité mais inaccessible par quelque route que ce soit, la nature magnifique, le volcan et ses éruptions dont on s'approche par curiosité malgré le danger, les esclaves "marrons" s'échappant pour se cacher dans les endroits les plus reculés, font que la marche et même la course dans la nature sont ancrées dans la culture (comme quoi nature et culture peuvent faire bon ménage).
Je me contenterai de la course de l'ail. Je m'entraîne donc depuis fin août, à raison de trois séances par semaine. La semaine dernière j'ai couru un total de 26 km en 3h15.
Aujourd'hui j'ai fait une rando-course sur la Boucle des Margosiers, un circuit de randonnée qui part du village de Plaine des Grègues où se trouve la fameuse Maison du Curcuma, au nord de Saint-Joseph, à 15min de chez nous. D'après www.randopitons.re c'est une randonnée de 4 à 5 heures. Je l'ai faite en 2h35 puisque j'ai couru dès que je pouvais, c'est-à-dire en dehors de montées en escalier. Au début c'est le même parcours que la boucle du curcuma que nous avons faite en septembre. J'ai utilisé une app de suivi de parcours sur mon téléphone équipé d'un GPS et vous pouvez voir le parcours capturé sur internet avec toutes les photos. D'après le GPS la boucle faisait 14,4 km avec un dénivelé positif de 1420m. Parfois le GPS exagère les dénivelés, ainsi il me trouve 440 m de dénivelé positif quand je cours 24 fois autour du stade régional d'athlétisme, rigoureusement plat. Mais dans le cas d'aujourd'hui la courbe ne présente pas d'accidents douteux.
J'ai démarré à 7h30. Le calme sur le circuit était impressionnant. Je n'ai rencontré personne sauf un vieil ouvrier qui taillait au sabre des rondins de bois pour entretenir les marches sur le circuit. Il doit y avoir des centaines de ces marches et en voici un aperçu en photo.
Une grande partie de la randonnée se passe en sous-bois mais on longe la rivière des remparts de Saint-Joseph et parfois la vue est totalement dégagée et dévoile un paysage splendide.
Un dernier regard en arrière sur les montagnes que j'ai parcouru ce matin avant de quitter les lieux :
Libellés :
course,
découverte,
rando,
sport
Pays/territoire :
Piton du Rond, Réunion
mercredi 31 juillet 2013
Course à pied
L'une des activités emblématiques de La Réunion est, avec la randonnée, la course à pied en pleine nature ou trail.
Les reliefs de cette île volcanique, allant du niveau de la mer à 3000 m sur une distance relativement courte, les paysages variés allant de la forêt primaire au désert de roches autour du volcan, de la plage de sable aux champs de canne à sucre à perte de vue, en font un terrain de jeu attractif.
Une épreuve de trail emblématique se tient ici chaque année en octobre : le Grand Raid de La Réunion, appelé aussi la Diagonales des Fous. 164 km de distance et 9.900 m de dénivelé positif cumulé, traversant du Sud au Nord l’Île de la Réunion ! Les plus lents le parcourent en 3 jours et les plus rapides en 25h. J'ai cru un moment pouvoir tenter le pari, un habitant de mon ancienne ville en région parisienne m'ayant dit, du haut de sa soixantaine, que c'était faisable, qu'il l'avait fait plusieurs fois et qu'on peut toujours le faire en marchant. Mais ce ne sera pas possible car cette année, pour s'inscrire il faut justifier d'avoir auparavant terminé une course d'une difficulté minimale, par exemple une course de 60 km et 2500 m de dénivelé positif ou une course toute plate de 85 km. De plus les inscriptions sont limitées et étaient complètes début juillet.
Je me suis plus modestement rabattu sur une course de 10 km qui aurait lieu dans notre ville de Petite-Île le 11 août, les foulées petite-iloises.
Pour mon premier parcours d'entraînement j'ai fait simple. Je suis parti en courant de la maison et j'ai pris la route Hubert Delisle (D3) qui traverse les hauts devant chez nous. Le dénivelé est quasiment nul. J'ai couru le long de la route pendant une quinzaine de minute, j'ai passé le radier de la ravine Manapany et à l'intersection avec la D32 j'ai fait demi-tour. Au total environ 4 km en 25 minutes pour débuter.
Le problème c'est que c'est une route et dans le hauts à La Réunion cela signifie beaucoup de virage donc mauvaise visibilité et donc danger. On se retrouve brutalement nez-à-nez avec une voiture qui déboule en face au détour d'un virage et il n'y a pas de bas-côté, juste un fossé côté opposé à la mer. Aurore et les filles m'ont demandé de ne plus courir sur route mais dans les sentiers. Près de chez nous cela veut dire beaucoup de dénivelé...
Pour mon deuxième parcours je suis descendu vers le centre ville de Petite-Île, dans les champs de canne. Cette fois, pas de route, seulement les chemin à ravers les champs. J'ai rencontré quelques ouvriers agricoles car la campagne de la récolte de la canne vient de commencer. Distance d'environ 4,7 km mais cette fois 150 m de dénivelé de haut en bas et une fois en bas retour obligatoire au point de départ. Durée 42 min.
C'est surprenant de courir à travers les champs de cannes. Elles sont hautes, je dirais environ 2,50 m. Même si le sentier fait deux mètres de large environ, les cannes font parfois comme un tunnel. Certains sentiers sur la carte se terminent en cul-de-sac : impossible de passer à travers un champ de canne, c'est trop dense.
Et puis aujourd'hui, en sortant dans la rue pour prendre le courrier dans la boîte aux lettres, je me suis fait une entorse à la cheville... Bien sûr ici il n'y a pas de trottoir, la rue est en pente, sur le côté du bitume il y a un trou creusé par les pluies. Alors voilà, il n'y aura pas de foulées petite-iloises pour moi, partie remise pour la course.
Franck
Je me suis plus modestement rabattu sur une course de 10 km qui aurait lieu dans notre ville de Petite-Île le 11 août, les foulées petite-iloises.
Pour mon premier parcours d'entraînement j'ai fait simple. Je suis parti en courant de la maison et j'ai pris la route Hubert Delisle (D3) qui traverse les hauts devant chez nous. Le dénivelé est quasiment nul. J'ai couru le long de la route pendant une quinzaine de minute, j'ai passé le radier de la ravine Manapany et à l'intersection avec la D32 j'ai fait demi-tour. Au total environ 4 km en 25 minutes pour débuter.
Le problème c'est que c'est une route et dans le hauts à La Réunion cela signifie beaucoup de virage donc mauvaise visibilité et donc danger. On se retrouve brutalement nez-à-nez avec une voiture qui déboule en face au détour d'un virage et il n'y a pas de bas-côté, juste un fossé côté opposé à la mer. Aurore et les filles m'ont demandé de ne plus courir sur route mais dans les sentiers. Près de chez nous cela veut dire beaucoup de dénivelé...
Pour mon deuxième parcours je suis descendu vers le centre ville de Petite-Île, dans les champs de canne. Cette fois, pas de route, seulement les chemin à ravers les champs. J'ai rencontré quelques ouvriers agricoles car la campagne de la récolte de la canne vient de commencer. Distance d'environ 4,7 km mais cette fois 150 m de dénivelé de haut en bas et une fois en bas retour obligatoire au point de départ. Durée 42 min.
C'est surprenant de courir à travers les champs de cannes. Elles sont hautes, je dirais environ 2,50 m. Même si le sentier fait deux mètres de large environ, les cannes font parfois comme un tunnel. Certains sentiers sur la carte se terminent en cul-de-sac : impossible de passer à travers un champ de canne, c'est trop dense.
Et puis aujourd'hui, en sortant dans la rue pour prendre le courrier dans la boîte aux lettres, je me suis fait une entorse à la cheville... Bien sûr ici il n'y a pas de trottoir, la rue est en pente, sur le côté du bitume il y a un trou creusé par les pluies. Alors voilà, il n'y aura pas de foulées petite-iloises pour moi, partie remise pour la course.
Franck
Libellés :
course,
découverte,
sport
Pays/territoire :
Petite Île, Réunion
Inscription à :
Articles (Atom)









